mardi 22 novembre 2016

Samedi 14 novembre

Titre : Samedi 14 novembre
Éditeur : Sarbacane
ISBN : 9782848659220
Parution : novembre 2016
A partir de 15 ans

Le mot de l'éditeur :

B. était à la terrasse du café, quand les terroristes ont tiré. Son frère est mort, lui s’en sort presque indemne. Hagard, il quitte l’hôpital au matin, monte dans le métro. Son regard croise celui d’un passager… Stupeur. Il reconnaît ce visage : il s’agit d’un des hommes qui ont tué, la veille. Alors que ses proches le recherchent dans une capitale meurtrie, B., sous le choc, décide de suivre l’assassin jusqu’à sa planque. Samedi 14 novembre est le récit du jour qui va suivre.

Mon avis :

B. fête son anniversaire avec son frère en terrasse, le 13 novembre 2015, au mauvais endroit au mauvais moment... La voiture qui s'arrête, les tirs nourris. Il se relèvera, son frère non. Après un passage obligé par l’hôpital, B. prend le métro et y croise l'un des meurtriers de son frère... Il ne sait pas encore ce qu'il va faire mais porté par sa douleur et son incompréhension, il le suit jusqu'à sa planque. Un récit en 5 actes, un huis clos entre une victime et son bourreau où les rôles s'inversent.

J'ai énormément appréhendé cette lecture, sur cet événement. Un an après, cela me semblait encore trop tôt. Finalement je ne pense pas qu'il y ait de bon moment pour lire ce livre. Pour beaucoup, ce sera certainement "trop tôt" pendant longtemps. C'est vrai ce roman m'a beaucoup bouleversé. Il remue un passé pas si lointain et terriblement présent mais en même temps, propose une ouverture, sans moraliser. L'histoire de B. et Layla est porteuse d'un espoir, probablement utopique mais qui a le mérite de faire réfléchir. Je crois que la réflexion est un bon début et qu'il ne faut pas la laisser aux autres...

Les entractes nous donnent avec beaucoup de justesse le panel de réactions et d'émotions ressenties par chacun dès les premières minutes puis les heures et jours qui ont suivi. La joie des soirées du vendredi qui laisse vite la place à la stupeur, la tristesse, le dégoût, la peur... La haine n'est pas bien loin et tous savent que les considérations politiques et religieuses s'inviteront inlassablement dans les conversations des prochains jours et déjà en boucle dans les médias...

Non seulement je comprends le besoin de Vincent VILLEMINOT d'écrire ce roman et en plus, je le conseille vivement au plus grand nombre. A lire, à digérer et à cogiter pour, peut-être, continuer à avancer, sans peur, ou avec elle, comme B. Layla et Marie...

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