jeudi 2 mars 2017

Erwan JI

Erwan Ji est né en 1986 à Quimper.
Il aime les feux de cheminée qui crépitent, l’odeur du blé noir, quand la tête d’un bébé kangourou sort de la poche de sa maman, et les descriptions de pique-nique dans Le Club des cinq. Il n’aime pas quand la mousse du bain s’est envolée, les gens qui chantent faux mais qui chantent quand même, ceux qui demandent « Ça va ? » sans écouter la réponse, et abandonner devant une pistache trop fermée. Lorsqu’il avait sept ans, il a mangé du sable en pensant pouvoir obtenir les pouvoirs de son idole, Superman.
J’ai avalé un arc-en-ciel est son premier roman. (source Nathan)



mercredi 8 février 2017

Des livres et moi - Matt7ieu RADENAC

Titre : Des livres et moi
Éditeur : Syros
ISBN : 9782748521344
Parution : janvier 2017
A partir de 10 ans

Le mot de l'éditeur :

Dans l’esprit d’Alex, lire un roman est une vraie corvée. Heureusement, une super idée lui est venue pour impressionner sa prof de français : écrire directement au célèbre auteur Filippe Cavreini. Après cinq messages sans réponse, l’écrivain mord à l’hameçon. Qui est ce ou cette Alex qui lui écrit sans même avoir lu ses livres?

Mon avis :

J'ai découvert Matt7ieu RADENAC avec "La fille qui n'aimait pas les fins" où il était question d'une jeune lectrice passionnée. Ici, Alex, est aussi jeune mais n'aime pas du tout la lecture. Pire il (ou elle) n'y voit aucun intérêt... BLASPHÈME!!! Et pourtant c'est cette aversion pour la lecture qui va pousser Alex à entamer une correspondance avec l'auteur du livre qu'il doit lire pour son cours de français...

Un coup de cœur pour ce petit roman épistolaire! Les échanges entre ce (ou cette) jeune, allergique à la lecture et cet auteur, connu et reconnu, en panne d'inspiration, m'ont beaucoup plu. Le suspens autour du sexe d'Alex ajoute une touche d'humour et on se prend au jeu de trouver un indice dans les accords. La question de l'expression artistique est très présente, que ce soit à travers le Street-art ou la littérature. Difficile d'en dire plus (moins de 100 pages) donc je vous conseille juste de le lire!!!

Quatre de cœur - Yaël HASSAN & Matt7ieu RADENAC

Titre : Quatre de coeur
Éditeur : Syros
ISBN : 9782748521207
Parution : mai 2016
A partir de 10 ans

Le mot de l'éditeur :

Le carillon de La p’tite librairie retentit : comme chaque matin, le jeune Henry vient rendre visite à Madeleine. C’est elle qui lui a donné le goût des livres. Le carillon sonne une nouvelle fois, voilà Désiré, le facteur. Depuis quelque temps, Madeleine reçoit d’étranges cartes postales d’un admirateur secret, mais aussi des lettres d’avocat… Sa boutique risque la fermeture. Le carillon, encore. Madeleine, Désiré et Henry ne connaissent pas la fillette qui vient d’entrer. C'est pourtant ensemble qu'ils vont tout faire pour sauver La p’tite librairie!

Mon avis :

C'est mignon, agréable à lire et l'amour des livres et des mots est au cœur de ce nouveau roman de Yaël HASSAN et Matt7ieu RADENAC. Tour à tour, nous vivons les événements à travers les yeux de ces personnages attachants qui vont tout tenter pour sauver ce lieu de culture menacé de fermeture. Un objectif commun et une même passion qui vont créer et renforcer des liens entre Madeleine, la libraire, Désiré, le facteur, Henry, le jeune habitué, et Emy, la petite nouvelle du quartier. Un quatuor qui va se serrer les coudes pour faire face aux créanciers et entrepreneurs sans scrupule. 

Poussez la porte de La p'tite librairie, laissez sonner le carillon et entrez dans une très belle histoire d'amitié, saupoudrée de nombreuses citations sur cartes postales, envoyées à Madeleine par un admirateur secret...

dimanche 5 février 2017

L'attaque des Céfoles - Sophie SERONIE-VIVIEN

Titre : L'attaque des Céfoles
Éditeur : Alice éditions
ISBN : 9782874262685
Parution : septembre 2015
A partir de 9/10 ans et beaucoup plus!

Le mot de l'éditeur :

Fiona a 10 ans et sa maman a le cancer du sein. La jeune fille l’a deviné toute seule, car ses parents font comme si rien d’anormal ne se passait. Conseillée par sa grande cousine, elle décide d’envoyer un mail à une cancérologue, le docteur Margot, afin d’obtenir des réponses et se rassurer. La spécialiste va faire tout son possible pour répondre aux questions, souvent délicates, et de pas trahir la confiance, très fragile, de Fiona. Au fil de cette correspondance, une complicité entre le docteur et la jeune fille va naître, et Fiona, rassérénée, va prendre la décision de briser le silence dont s’entourent ses parents. Elle explique à son père qu’elle a compris ce qui se passait, qu’elle sait que sa maman a une maladie grave. Le papa refuse malheureusement catégoriquement toute discussion et s’emporte contre sa fille. Ce n’est que quand la maman commencera à aller mieux que les adultes réaliseront qu’ils ont cru protéger Fiona en ne lui disant rien, mais que ce n’était sans doute pas le bon choix.

Mon avis :

Le mot même de "Cancer" est à lui seul effrayant. Ajoutez y les symptômes bien visibles des traitements (perte de cheveux, extrême fatigue, nausée...) et imaginez la panique vécue par un enfant mis à l'écart... Fiona, 10 ans, est très inquiète pour sa maman, atteinte d'un cancer du sein. Les indices sont formels malgré le silence de ses parents. C'est pour en parler, et pour trouver des réponses que Fiona va entamer une correspondance avec une cancérologue.

Un livre qui évoque la communication avec des enfants autour du cancer. Difficulté de trouver les bons mots ou volonté de les préserver, nombreux sont ceux qui préfèrent carrément éviter d'en parler. Sophie SERONIE-VIVIEN dénonce avec beaucoup d'intelligence cette pratique qui consiste à les écarter de cette terrible vérité pour les protéger alors qu'elle peut faire encore plus de dégâts.

Cette correspondance à la fois tendre et amusante, va mettre en lumière la nécessité de discuter tout en trouvant le vocabulaire et les informations adaptés à la situation mais aussi à l'enfant. Les remises en question du Dr. Margot nous montre à quel point la tâche est ardue mais nécessaire, pour éviter des recherches non ciblées sur internet ou des interventions extérieures parfois malsaines...

L'éditeur annonce un livre à partir de 9 ans. Le sujet reste délicat et je pense qu'il doit être réservé aux lectures de groupe (école, bibliothèque...) ou encore avec un parent, et amener une discussion. J'ai noté "et beaucoup plus", car je pense que les adultes en ont encore plus besoin et que c'est un outil de réflexion et de prise de conscience remarquable!!! Bravo Sophie! :)

vendredi 3 février 2017

De feu et de neige - Anne-Marie POL

Titre : De feu et de neige. Journal d'une jeune Française en Russie
Auteur : Anne-Marie POL
Éditeur : Nathan
ISBN : 9782092566893
Parution : février 2017
A partir de 13 ans

Le mot de l'éditeur :

Prise dans l'invasion des armées napoléoniennes à Moscou, la jeune Félicité va devoir survivre dans le froid et l'adversité. 1812, Moscou. Félicité, jeune Française de 16 ans, vit avec sa mère sous la protection d'une riche famille russe. Malgré leur différence de classe, Félicité est passionnément amoureuse de Fédor, le fils de la comtesse. Mais la guerre éclate, Napoléon 1er a décidé d’envahir la Russie! Félicité et sa mère sont livrées à elles-mêmes dans la ville en guerre, alors que le Français est devenu l’ennemi du Russe. Félicité n'a d'autre choix que de fuir pour survivre, dans les flammes de l'incendie de Moscou, puis dans les steppes enneigées de la Russie…

Mon avis :

J'ai été séduit par les aspects historiques et artistiques du roman, transporté par la plume très agréable de Anne-Marie POL. Elle m'a fait vivre les aventures de Félicité comme si j'y étais, à une époque et pendant une guerre que je ne connaissais que très peu. Entre, le vocabulaire et les différents calendriers utilisés (Julien et Grégorien), les extraits du journal intime de l’héroïne qui ponctuent le récit et la présence du monde du théâtre avec des personnages hauts en couleur préparant une représentation de la pièce "Le jeu de l'amour et du hasard", tout est présent pour que l'immersion soit réussie.

Je n'ai malheureusement pas apprécié la jeune Félicité (et encore moins sa mère). Un peu trop "girouette" et superficielle à mon goût... J'aurais pu comprendre un sursaut patriotique en douceur mais qu'elle se sente russe et s'indigne du revirement de sa mère avant de crier haut et fort "Vive l'empereur!" quelques pages plus loin... bof! Malgré cette aversion, j'ai trouvé mon bonheur dans le récit des sept mois qui ont bouleversé sa vie. Déchirée entre sa patrie d'origine et celle du cœur, le choix pourrait lui être imposé par la guerre qui fait rage... 

Un avis plutôt positif au final pour le nouveau roman de Anne-Marie POL, que je conseille avant tout pour la portée historique très intéressante et les qualités incontestables de narratrice de l'auteure!
Un petit plus aussi pour la couverture que je trouve très réussie! :-)

Anne-Marie POL

Après une enfance mi-africaine mi-méridionale et une jeunesse en Espagne où elle a travaillé comme mannequin, Anne-Marie Pol fait des Études Théâtrales à Censier Paris III. À la même époque, elle se met à écrire. Son premier roman, publié en 1986, est suivi par beaucoup d’autres — dont les 40 volumes de la célèbre série «Danse!». Passionnée par l’Histoire, Anne-Marie Pol est également l’auteur de plusieurs romans historiques. C’est à la suite d’un voyage en Biélorussie qu’elle a imaginé le parcours aventureux de Félicité d’Autin. (source Nathan)


mercredi 1 février 2017

Entretien avec Camille BRISSOT





Mi-janvier, je publiais une chronique sur "La maison des reflets". 
Véritable coup de cœur, j'ai contacté l'auteure, Camille BRISSOT, pour lui proposer un entretien qu'elle a eu la gentillesse d'accepter : 






Bonjour Camille, vous avez 28 ans et dans quelques jours paraîtra votre huitième roman. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours littéraire?
Mon premier roman, "Les héritiers de Mantefaule", est sorti en 2005. J'avais 17 ans, j'étais lycéenne, lectrice assidue de science-fiction et de fantasy, et j'écrivais depuis toujours. Au cours des années qui ont suivi, j'ai publié d'autres romans jeunesse, à un rythme assez tranquille et dans des genres variés : un peu de fantasy, du roman contemporain, du policier fantastique... Je me suis aussi essayée à la réécriture de classique sur l'un de mes romans favoris, "Les hauts de Hurlevent" d'Emily Brontë. En 2015, j'ai bifurqué vers la science-fiction avec "Dresseur de fantômes" et "Vagabonds des airs" chez l'Atalante.

                  
«La maison des reflets» est un roman sensible et original. Pouvez-vous nous raconter sa genèse?
Il y a des années de cela, j'avais envoyé un manuscrit à Denis Guiot, qui était alors directeur de la collection Autres Mondes. Le texte en question n'était pas assez abouti, mais les retours de Denis étaient vraiment encourageants, à la fois pointus, exigeants et super motivants, et nous avons ensuite essayé de travailler ensemble à plusieurs reprises.
Puis l'image de la Maison des reflets m'est venue - une maison dans laquelle on ramenait les morts sous forme de reflets virtuels parfaits, conçus pour permettre à leurs proches de gagner un peu de temps et d'adoucir leur deuil.
C'était encore très flou, mais j'avais une idée claire des thèmes qui m'intéressaient : le deuil, bien sûr, mais aussi la famille - celle dans laquelle on nait et celle que l'on se construit-, les illusions et les enthousiasmes de la jeunesse... Le tout dans un contexte de science-fiction léger, avec une société parfois si proche de nous que l'on pourrait penser qu'il s'agit de la nôtre.

J'ai eu beaucoup d'empathie pour Daniel que je trouve très attachant. Pouvez-vous nous parler de lui?
Daniel évolue dans un monde très différent de celui des autres jeunes de son âge. Ayant grandi au cœur d'une maison de départ, dont son père est directeur, il vit dans une bulle protectrice, complètement isolé de l'extérieur. Ses contacts avec le monde réel sont réduits au minimum : ses meilleurs amis sont des reflets, certains membres de sa famille aussi. Son père, lui, est tellement absorbé par son travail qu'il lui semble parfois plus virtuel encore qu'un reflet. Daniel est donc très seul – même s’il va mettre un peu de temps avant de s’en rendre compte. Il a aussi le sentiment d’être privilégié, de vivre dans un environnement extraordinaire et d’avoir tout ce qui lui est nécessaire. Jusqu’au jour où il se décide enfin à sortir et découvre que les frontières de son monde sont en fait plus étroites que ce qu’il imaginait…

Il y a l'avant et l'après excursion de Daniel. Si on ne devait utiliser que deux mots, je choisirais «illusions» et «désillusions». Et vous? Pourquoi?
Je suis d'accord avec ces deux mots; à mes yeux, c'est même l'une des idées qui structurent le roman.
Illusions car Daniel vit dans un monde où le concept même de réalité est remis en question. Y a-t-il une différence entre un reflet et une personne vivante ? Au fur et à mesure de son évolution, il va être amené à se poser sérieusement cette question - et donc par là, à réfléchir sur sa propre identité. Et puis, pour créer les doubles virtuels qui habitent la Maison Edelweiss, il a fallu s'appuyer sur les souvenirs et les opinions de leurs proches. Or, les souvenirs sont forcément subjectifs, ce qui pousse à s'interroger sur la réalité de ces reflets. 
Les deux principaux lieux du roman illustrent aussi l'idée de l'illusion. D'un côté, il y a donc la Maison Edelweiss. L'illusion y est dissimulée par nécessité : pour que les visiteurs aient vraiment l'impression de se retrouver en présence de leurs proches disparus, il faut que tout soit parfaitement crédible, que le reflet semble humain, vivant. De l'autre, il y a le Palais des Glaces, une attraction foraine tenue par les parents de Violette - ici, l'illusion est revendiquée, carrément exposée.

Désillusions car, pour continuer d'avancer, Daniel va être forcé de briser les belles images qu'il s'était fait de sa propre vie.

Pour finir, travaillez-vous sur d'autres projets?
Je viens de terminer un mini-Soon+ qui s'appelle "Dans la peau de Sam" (titre provisoire !) et qui raconte les mésaventures de deux collégiens échangeant par accident leurs deux corps.
En mars, il y aura la publication des deux premiers tomes d'une série fantastico-policière pour les plus jeunes : "le Club des métamorphes".
Et je me suis attelée à la rédaction d'un autre roman de SF ado, au thème bien différent cette fois puisqu'il sera question de zombies !

Je vous remercie pour toutes vos réponses et vous souhaite une bonne continuation dans vos projets que je vais certainement suivre de près! 😉


Envie d'en savoir plus??? Rendez-vous en librairie, à partir du 2 février, pour découvrir le nouveau roman de Camille BRISSOT : 
"La maison des reflets" (éditions Syros).

dimanche 29 janvier 2017

Sauveur & fils - Saison 1 - Marie-Aude MURAIL

Titre : Sauveur & fils – Saison 1
Éditeur : L'école des loisirs
ISBN : 9782211228336
Parution : avril 2016
A partir de 13/14 ans

Le mot de l'éditeur :

Quand on s’appelle Sauveur, comment ne pas se sentir prédisposé à sauver le monde entier? Sauveur Saint-Yves, 1,90 mètre pour 80 kg de muscles, voudrait tirer d’affaire Margaux Carré, 14 ans, qui se taillade les bras, Ella Kuypens, 12 ans, qui s’évanouit de frayeur devant sa prof de latin, Cyrille Courtois, 9 ans, qui fait encore pipi au lit, Gabin Poupard, 16 ans, qui joue toute la nuit à World of Warcraft et ne va plus en cours le matin, les trois soeurs Augagneur, 5, 14 et 16 ans, dont la mère vient de se remettre en ménage avec une jeune femme…
Sauveur Saint-Yves est psychologue clinicien.
Mais à toujours s’occuper des problèmes des autres, Sauveur oublie le sien. Pourquoi ne peut-il pas parler à son fils Lazare, 8 ans, de sa maman morte dans un accident? Pourquoi ne lui a-t-il jamais montré la photo de son mariage? Et pourquoi y a-t-il un hamster sur la couverture?

Mon avis :

Le quatrième de couverture donne le ton! Le talent de Marie-Aude MURAIL n'est plus à prouver et elle nous offre une fois de plus un excellent roman, très drôle, touchant et intelligent. De nombreuses scènes se déroulent dans le cabinet de Sauveur Saint-Yves, psychologue clinicien. Comme son fils Lazarre, caché derrière une porte, nous nous immisçons dans l'intimité des patients hauts en couleurs. Phobie scolaire, paranoïa, dépression, séparations difficiles, crise d'ado, énurésie nocturne... Beaucoup de souffrances donc mais l'auteure traite de ces sujets sensibles avec beaucoup d'humour.

Sauveur Saint-Yves, est un psy plutôt doué et passionné, même s'il lui arrive d'être agacé par certains patients ou encore de douter de ses capacités. Il aura plus de difficulté à obtenir la médaille du meilleure papa tant il est peu présent pour son fils, obligations professionnelles obligent... Blagues "Carambar" et dîners faits de plats préparés, réchauffés au micro-ondes, sont les rares choses qu'ils partagent. Ces imperfections font aussi de Sauveur un personnage plus crédible et vivant. 

C'est là la plus grande force de ce roman, en plus de Sauveur et Lazarre, il y a de nombreux personnages mais très peu sont secondaires. Chacun a sa place et tous sont très bien construits que ce soient les patients ou leur entourage. Les lecteurs s'identifieront et ou s'attacheront facilement à un ou plusieurs d'entre eux. 
Tellement génial que la saison 2 a déjà rejoint ma PAL!!! 


Note de l'éditeur : Aucun hamster et/ou cochon d'Inde n'a été maltraité pour réaliser la couverture... 

samedi 28 janvier 2017

Marie-Aude MURAIL

Marie-Aude Murail a deux frères et une soeur : Tristan, compositeur, Lorris, écrivain et Elvire, écrivain également (pour les enfants, sous le pseudonyme de Moka). Longtemps parisienne, elle vit aujourd'hui à Orléans. Mariée, elle est mère de trois enfants, deux garçons et une fille. Elle a d'abord forgé ses outils de réflexion en Sorbonne. Sa thèse en lettres modernes s'intitulait : "Pauvre Robinson ! ou pourquoi et comment on adapte le roman classique au public enfantin". En 1985, Pierre-Marcel Favre édite à Lausanne son premier roman pour adultes, "Passage", suivi de "Voici Lou". 1986 voit ses débuts en littérature jeunesse. Dès lors, contes, histoires et romans vont se succéder dans les magazines du groupe Bayard : Astrapi et J'aime Lire, puis Je Bouquine. Fin 1987, "Mystère" est publié chez Gallimard. En mars 1988, Marie-Aude Murail fait son entrée à l'école des loisirs avec "Le Chien des mers" puis "Le hollandais sans peine" ": ces deux livres lui vaudront de recevoir deux années consécutives le Prix Sorcières, décerné par l'Association des Libraires Spécialisés Jeunesse. "Baby Sitter Blues" paraît en 1989, premier d'une série de sept titres consacrés à un adolescent nommé Emilien. Parallèlement, en 1991, "Dinky rouge sang" initie une deuxième série mettant en scène un professeur en Sorbonne, Nils Hazard, que son imagination place régulièrement au coeur d'intrigues policières. Depuis "Ma vie a changé", Marie-Aude Murail explore une troisième veine, celle d'un quotidien sensiblement décalé vers le fantastique, avec "Amour, vampire et loup-garou" et "Tom Lorient". Ses nombreuses rencontres avec ses lecteurs, dans les écoles et les bibliothèques, en France comme à l'étranger, ont incité Marie-Aude Murail à raconter la naissance de sa vocation "d'écrivain jeunesse" dans un texte où elle expose aussi ses convictions militantes sur l'apprentissage de la lecture, l'école et l'illettrisme : "Continue la lecture, on n'aime pas la récré..." . Les livres de Marie-Aude Murail sont traduits en allemand, espagnol, italien, grec, japonais, américain, coréen. (source L'école des loisirs)

mercredi 25 janvier 2017

L'Homme-qui-dessine - Benoît SEVERAC

Titre : L’Homme-qui-dessine
Auteur : Benoît SEVERAC
Éditeur : Syros
ISBN : 9782748514445
Parution : janvier 2014
A partir de 12 ans

Le mot de l'éditeur :

L’Homme-qui-dessine a été chargé par les siens de parcourir le monde pour mieux le connaître. Au cours de son voyage, il est fait prisonnier par une tribu d’Hommes-qui-savent dont les membres sont inexplicablement assassinés. L’Homme-qui-dessine a sept nuits, jusqu’à la prochaine lune, pour prouver son innocence...

Mon avis :

Mounj, L’Homme-qui-dessine est l’un des rares survivants de sa tribu d'Hommes-droits (Neandertal). Comme son père et son arrière-grand-père avant lui, il doit parcourir le monde et consigner ce qu’il voit dans ses rouleaux de dessins. Son voyage doit aussi aider à préserver son espèce. Il doit trouver une femme qui lui donnera des enfants et amènera un sang nouveau dans la tribu. Le jour où il tombe sur le cadavre d’un Homme-qui-sait, sa vie bascule. Capturé par les Hommes-qui-savent, il est accusé de meurtre et condamné à mort. La seule issue, enquêter et trouver le coupable avant la prochaine lune. Sept jours pour prouver son innocence dans un environnement hostile...

Un roman court mais efficace, écrit avec beaucoup de justesse. Avec son polar préhistorique, Benoît SEVERAC nous fait voyager dans le temps avec beaucoup d’aisances. Il s’est renseigné et il l’a bien fait! Un très beau travail sur une époque que l'on retrouve peu dans les romans. Il est question d’art, d’amour, de solitude, d’espoir, mais aussi de meurtre, de violence et de vengeance. L'intrigue prenante se met en place très vite et l'urgence de l'enquête et les nombreux rebondissements nous empêchent d'arrêter notre lecture avant la dernière page. A lire!!!

mardi 24 janvier 2017

Rose - Tome 1 - ALIBERT/LAPIERE/VERNAY

Titre : Rose – Tome 1
Scénario : ALIBERT/LAPIERE
Déssin : VERNAY
Éditeur : Dupuis
ISBN : 9782800159669
Parution : janvier 2017
A partir de 12 ans

Le mot de l'éditeur :

Jeune fille discrète, Rose a un secret : elle a le pouvoir de se dédoubler! Son esprit peut quitter son corps et pénétrer dans les appartements pour regarder vivre les gens. Ce don, elle ne le comprend pas. Elle l'appelle "sa maladie". Elle n'a jamais réussi à en parler : ni à sa mère, morte après sa naissance, ni à son père, devenu détective privé à la mort de sa femme. Un jour, tout bascule : son père est abattu d'une balle dans la tête ! Rose décide alors de reprendre l'affaire de son père pour découvrir son assassin. Enfin, son pouvoir va lui être utile ! Mais son double va faire une rencontre étonnante : celle de 3 fantômes qui vivent, coincés par un envoûtement, dans l'immeuble paternel. Et ils en savent long sur l'histoire familiale. Détective malgré elle, Rose va devoir enquêter sur des morts suspectes liées à un tableau célèbre mais aussi sur une malédiction vieille de 500 ans. Et si la clé de ces énigmes se trouvait dans le secret de sa naissance?

Mon avis :

Merci à Babelio et aux éditions Dupuis pour l'envoi de la BD "Rose – Tome 1" (Dans une chouette pochette et accompagné d'un marque page et d'un poster :) )

Depuis toujours, Rose a la capacité de quitter son corps physique sous forme de corps astral, immatériel et invisible. Une particularité qu'elle assimile à une maladie et qu'elle a toujours dissimulé. Une série de meurtres, dont celui de son père, que la mise en scène semble relier à un tableau exposé dans la galerie où elle travaille, vont l'inciter à enquêter de son côté. C'est dans l'immeuble de son père qu'elle va rencontrer les fantômes d'anciens locataires et déterrer des secrets bien gardés...

J'ai peu l'habitude de lire des BD avant que la série ne soit parue intégralement car trop de frustrations! C'est donc frustré que j'ai terminé ma lecture de ce premier volet de ce qui sera une trilogie (Heureusement, il ne faudra attendre que 6 mois entre chaque sortie). Néanmoins, la frustration naît de l'envie de connaître la suite donc le pari est réussi pour les deux scénaristes ALIBERT et LAPIERE et pour l'illustratrice VERNAY. Loin d'être un spécialiste, je peux juste dire que les illustrations me plaisent beaucoup et que le choix des couleurs, notamment lors des sorties de corps de Rose, est judicieux. J'ai vraiment hâte de connaître le fin mot de cette intrigue prenante qui mêle polar et paranormal! 

Valérie VERNAY

Née le 22 juin 1976 en région lyonnaise, Valérie Vernay a suivi une formation d'illustratrice à l'école Émile Colh. Son diplôme d'illustratrice en poche, elle publie son premier livre jeunesse "Le gardien de la nuit" (éd. Petit à Petit). 
Au fil du temps, elle met un pied, puis deux, dans le monde de la BD, un rêve secret qu'elle pensait irréalisable. Elle a d'abord participé à plusieurs collectifs, et a travaillé en tant que coloriste sur "Sexy Gun" tomes 1et 2 (éd. Soleil), avant de réaliser le tome 1 de l'adaptation BD de "La guerre des Boutons" (éd. Petit à Petit). 
En parallèle, elle illustre un autre livre jeunesse "Perdus dans la forêt" (éd. Magnard). 
Aujourd'hui, à sa plus grande joie, elle prépare sa série "Agathe Saugrenu" avec Vincent Zabus au scénario (éd. Dupuis), et continue à côté à faire de l'illustration jeunesse pour des magazines (éd. Milan et Normandie Junior). (Source Dupuis)

Page Facebook

Denis LAPIERE

Né en 1958 à Namur, Denis Lapière se lance dans des études de sociologie, après avoir un peu goûté aux frissons de la course automobile. Au milieu des années 1980, il fait partie des fondateurs la librairie Tropica BD à Charleroi, qui devient le point de rencontre de bon nombre de dessinateurs. À leur contact, Lapière commence à écrire des scénarios, qui petit à petit trouvent leur place dans le paysage éditorial. Il débute dans Spirou, en fournissant des histoires courtes, puis publie son premier album en 1987 : "Mauro Caldi" avec Michel Constant aux Éditions du Miroir. En 1990, il entame "Charly" avec Magda, un thriller fantastique qui fera frémir plus d'un lecteur du journal Spirou. Dans les années qui suivent, Denis scénarise plusieurs titres de la collection Aire Libre, nouveau terrain d'expression de la bande dessinée adulte aux Éditions Dupuis. Avec Jean-Philippe Stassen, il imagine "Le Bar du Vieux Français" , récompensé par de nombreux prix un peu partout dans le monde. Pour Paul Gillon, il écrit "La Dernière des salles obscures" ou le destin d'un producteur de cinéma à travers le vingtième siècle. Tout en continuant ses collaborations adultes (avec Pellejero ou Mezzomo, notamment), Lapière poursuit la réalisation de bandes familiales comme "Ludo" (avec Bailly et Mathy), "Oscar" (avec Durieux) ou une reprise de "Tif et Tondu" (avec Sikorski). Dans les années 2000, Denis Lapière vit plusieurs expériences en tant que scénariste pour le cinéma (avec Pierre-Paul Renders) ou dans un rôle éditorial (il lance les collections "Punaise" et "Puceron" chez Dupuis). Au début des années 2010, il mène de front deux projets d'envergure : la série chorale "Alter Ego" et les nouvelles aventures de "Michel Vaillant" qu'il co-scénarise avec Philippe Graton. Avec près de cent albums à son actif, Denis Lapière fait partie des scénaristes actuels les plus accomplis. Scénariste chevronné avec près de cent albums à son actif, Denis Lapière a touché avec brio à la plupart des genres en bande dessinée. La justesse et l'humanité de ses personnages sont unanimement saluées. (Source Dupuis)

samedi 21 janvier 2017

Cœur de loup - Katherine RUNDELL

Titre : Cœur de loup
Éditeur : Gallimard Jeunesse
ISBN : 9782070588152
Parution : septembre 2016
A partir de 11 ans

Le mot de l'éditeur :

Féodora a grandi parmi les loups. Ils sont tout pour elle et, bientôt, elle deviendra maître-loup, comme sa mère. Mais ce destin extraordinaire est anéanti quand surgit l'armée du tsar, dévastant tout sur son passage. Alors que sa mère est faite prisonnière, l'intrépide Féo part avec sa meute à travers les forêts enneigées de Sibérie. Bravant l'ennemi, le froid, les tempêtes, elle est prête à tout pour la sauver... Une héroïne fougueuse et à l'âme sauvage. Une envoûtante épopée russe où souffle le vent de la liberté. Par l'auteur du "Ciel nous appartient", prix Sorcières 2015.

Mon avis :

La jeune Féo est une fille surprenante. A 12 ans, elle est très ingénieuse et a une force de caractère qui en fera plus qu'une héroïne, un espoir contre la tyrannie. Sa mère, maître-loup l'a élevé seule au milieu des loups abandonnés par les nobles. Il est donc normale qu'elle soit peu sociable voir un peu sauvage dans certaines de ses réactions. Pour sauver sa mère, elle ne pourra pas compter que sur sa meute, elle va devoir s'allier et faire confiance à d'autres humains comme Ilya, un jeune soldat. Ils ne se comprendront pas toujours mais vont beaucoup apprendre l'un de l'autre.

C'est merveilleusement bien écrit (et traduit!), Katherine RUNDELL nous offre un récit d'aventure original et touchant. L'idée de "maître-loup" est à elle seule très bien pensée. Apprendre ou réapprendre à des loups domestiqués à vivre dans la nature, les "ensauvager". Il y a un respect, une compréhension et une tendresse tout à fait réaliste. Ne jamais oublier, qu'il s'agit d'animaux sauvages, aucun ordre ni aucune attente particulière. C'est une relation voulue par les loups et c'est ce qui la rend magnifique.

Un très beau roman qui traite d'amitié et de solidarité devant l'adversité et l'injustice. Accessible pour de jeunes lecteurs de 10/11 ans, il plaira certainement à de plus grands pour la qualité, le contexte et l'originalité. 

Katherine RUNDELL

Katherine Rundell a grandi au Zimbabwe, à Bruxelles et à Londres. Elle a été nommée en 2008 membre du All Souls College à Oxford, l'un des plus grands honneurs universitaires au Royaume Uni. "Le ciel nous appartient" (Rooftoppers, 2014) est son premier roman publié en France, et est inspiré de ses étés passés à Paris et de ses errances sur les toits de l'Université d'Oxford. Elle a obtenu le Waterstones children's book prize 2014. Katherine parle très bien le français. (source Babelio) 

mercredi 18 janvier 2017

Victor London, l'Ordre Coruscant - Patrick McSPARE

Titre : Victor London, L'Ordre Coruscant
Auteur : Patrick McSPARE
Éditeur : Scrineo
ISBN : 9782367403595
Parution : octobre 2015
A partir de 13 ans

Le mot de l'éditeur :

1867, Londres. Orphelin âgé de treize ans, Victor London endure la triste vie des quartiers miséreux et s’évade en rêvant aux aventures d’Oliver Twist, son héros préféré. Quand de redoutables inconnus l’enlèvent, la réalité dépasse soudain la fiction. Dans l’Angleterre Victorienne, sciences et techniques secrètes se confrontent à la sorcellerie. Otage d’une lutte sanglante, Victor va s’efforcer de survivre et croiser une galerie de personnages mystérieux… dont un autre Victor qui répond au nom de Hugo. Le plus dangereux des voyages commence, pour Victor London.

Mon avis :

"Victor London, l'Ordre Coruscant" nous invite à visiter le Londres de la deuxième moitié du XIXème siècle et à suivre Victor, un jeune orphelin de treize ans qui va se retrouver bien malgré lui au cœur d'une lutte entre deux sociétés secrètes, Coruscants et Impérieux... Entre faux-semblants et manipulations, Victor aura bien des difficultés à identifier ses alliés. Lui qui, travaillant quatorze heures par jour dans une usine, rêvait d'aventure à la Oliver Twist, va vite déchanter et regretter son quotidien sans saveur mais calme.

Quel plaisir de retrouver la plume de Patrick McSPARE, après "Les Haut-Conteurs" et "Les Héritiers de l'Aube" (Scrineo), sa manière bien à lui de nous transporter dans le temps tout en ajoutant une touche de fantastique...

Un peu moins de trois cents pages pour ce tome unique (sniff) et pourtant l'auteur nous propose un roman d'aventure à couper le souffle, mêlant brillamment les genres historique, steampunk et fantastique. Il se passe tellement de choses en si peu de temps qu'il est impossible de s'ennuyer et difficile de faire une pause. J'aurais beaucoup aimé retrouver Victor et ses compagnons dans une suite mais je me console en attendant les nouveautés 2017 de l'auteur... 

lundi 16 janvier 2017

La maison des reflets - Camille BRISSOT

Titre : La maison des reflets
Auteur : Camille BRISSOT
Éditeur : Syros
ISBN : 9782748523256
Parution : février 2017
A partir de 13 ans

Le mot de l'éditeur :

Depuis 2022, les Maisons de départ ressuscitent les morts grâce à des reflets en quatre dimensions qui reproduisent à la perfection le physique, le caractère, et le petit je-ne-sais-quoi qui appartient à chacun. Les visiteurs affluent dans les salons et le parc du manoir Edelweiss, la plus célèbre des Maisons de départ, pour passer du temps avec ceux qu’ils aimaient. Daniel a grandi entre ces murs, ses meilleurs amis sont des reflets. Jusqu’à ce qu’il rencontre Violette, une fille imprévisible et lumineuse… Bien vivante.

Mon avis :

La Maison Edelweiss est une des "Maisons de départ" les plus prestigieuses. Elle ne propose pas de simples hologrammes mais des reflets de grande qualité, à l'aspect physique absolument parfait sans lésiner sur la personnalité de chacun. Un travail de titan qui prend tout le temps de Petro le père de Daniel. Daniel a 15 ans et du monde, il ne connait que la maison familiale et son parc, ses reflets et décors 3D, le personnel et les visiteurs. Ses meilleurs amis sont des reflets et même si, du haut d'un arbre, il lui arrive d'observer l'extérieur, le simple fait de mettre un pied dans la rue l'effraie un peu... Entre peur et curiosité, sur les recommandations de Mme Elia, sa gouvernante, il part à l'aventure, vers la grande roue d'une fête foraine aperçue au loin. Une sortie qui va bouleverser son quotidien, le rendre plus étriqué, et surtout une rencontre qui va tout changer...

Camille BRISSOT, signe ici un très bon roman!!! La question du deuil et de l'après est traitée avec intelligence et originalité. L'idée des maisons de départ est à elle seule intéressante mais l'auteure ne s'arrête pas là en nous plongeant dans le quotidien de Daniel. Tous les changements intérieurs qu'il va vivre suite à son excursion et à la rencontre de Violette. Leurs échanges épistolaires, l'attente des nouveaux courriers et des retrouvailles en chair et en os lorsque l'on vit au milieu d'illusions... Le regard sur son quotidien qui change, un nouveau questionnement qui s'impose à lui en un besoin viscéral de comprendre ce qu'il se contentait d'accepter simplement avant.

C'est brillant, tout est bien décrit, bien expliqué et rien n'est superflu. Les personnages sont peu nombreux mais très attachants. L'impression de huis clos nous rapproche d'autant plus de Daniel et renforce notre empathie pour lui. C'est aussi notre intérêt que nourrit l'auteure. Même si certaines choses sont prévisibles, elle a réussi à me surprendre et à me régaler jusqu'au bout! Un coup de cœur pour ce très beau roman de Camille BRISSOT, une auteur pleine de talents que je découvre et qu'il me tarde de relire! 

Camille BRISSOT

Née le 5 octobre 1988 dans la petite ville de Romans (heureux hasard), dans la Drôme, Camille Brissot a commencé à écrire sitôt qu’elle a été capable de tenir un crayon, et depuis, cela ne s'est pas arrangé ! Après un certain nombre de tentatives infructueuses, son premier roman, Les héritiers de Mantefaule a été publié en 2005 aux éditions Rageot, alors qu’elle préparait son bac de français. Deux ans plus tard, elle intègre l'Institut d'Etudes Politiques de Lyon, ce qui lui a permis de suivre en parallèle un cursus sur les civilisations asiatiques et de partir étudier pendant un an à l'université d'Edimbourg, en Écosse. Elle vit à présent à Paris, où elle travaille dans la communication. Et elle continue, encore et toujours, à écrire... (Source Syros)

vendredi 13 janvier 2017

Les Pierres de fumée - Eric BOISSET

         9782210961005           9782210961296            9782210962644

Titre : Les Pierres de fumée
Auteur : Eric BOISSET
Éditeur : Magnard Jeunesse
Parution : 2015/2016
A partir de 12/13 ans

Le mot de l'éditeur :

Alors que des guerres ancestrales resurgissent, Liam et sa soeur Elea partent en quête de leur véritable identité... Vivant jadis en bonne intelligence, humains et roomajads, des lézards humanoïdes, s’affrontent désormais de part et d’autre des « pierres de fumée » dans une lutte sans pitié pour prendre le pouvoir de l’ensemble du royaume. Dans ce contexte sombre, Liam et Éléa, des jumeaux aux talents mystérieux, sont enlevés et séparés. Pris dans une guerre dont les enjeux les dépassent, ils comprendront peu à peu ce que chaque camp attend d’eux. Les jumeaux pressentent que leur enfance a pris fin. Viendra alors pour chacun le temps d’utiliser ses dons uniques...

Mon avis :

Cette trilogie nous permet, entre autres, de suivre le parcours d'Eléa et de Liam. Un long périple qui durera deux ans au cours desquels nos jumeaux vivront séparés chacun d'un côté des Pierres de fumée. Ils y feront des rencontres bonnes et mauvaises qui changeront à jamais leurs vies et leur révéleront une destinée particulière, prophétisée voilà plusieurs siècles. Liam rejoindra la prestigieuse caste des Mystagogues, des mages guerriers alliant puissance et sagesse. Eléa enlevée par des guerriers Roomajads, découvrira un monde et des créatures qui jusque-là appartenaient aux légendes...

Le premier tome pose les bases de l'histoire, en présentant les personnages et en exposant l'intrigue, quand les deux autres sont riches en révélations. L'une des grandes forces de cette trilogie c'est son rythme. Nous suivons en parallèle plusieurs personnages (même les méchants) et vivons l'histoire de différents points de vue. Si au début, certains éprouveront peut-être un peu de difficulté à se repérer, une fois ce trouble passé, les pages se tournent avec frénésie dans cette Aventure sans temps morts.

C'est donc un très gros coup de cœur pour cette trilogie fantastique originale, à l'intrigue bien menée et aux personnages très attachants. En espérant, un jour peut-être, retourner de l'autre côté des Pierres de fumée, je vous conseille très vivement cette lecture!

Eric BOISSET

Né en 1965 à Valence, Éric Boisset est assistant en conservation du patrimoine. Dès l'enfance, il est sensible à la magie des mots et, bien vite, il se met à écrire ce qu'il aimerait lire. Il publie donc plusieurs albums de BD avant de s'atteler à son premier roman, Le Grimoire d'Arkandias (prix de la PEEP en 1997, prix des Incorruptibles en 1998...), premier tome d'une trilogie à succès.
Le best-seller d'Éric Boisset est désormais adapté au cinéma. (Source Magnard)

dimanche 1 janvier 2017

Bonne année!!!

Je vous souhaite à toutes et à tous Bonheurs, Rires, Amours et Réussites, une bonne Santé et bien sûr de belles Découvertes Livresques à partager...
Belle et heureuse année 2017!!!