Affichage des articles dont le libellé est Le muscadier. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le muscadier. Afficher tous les articles

samedi 27 février 2021

Poing levé - Yaël HASSAN

Titre :
Poing levé
Auteur : Yaël HASSAN
Éditeur : Le muscadier
ISBN : 9791096935697
Nombre de pages : 176
Parution : février 2021
A partir de 12/13 ans et +++

Le mot de l'éditeur :

Junior est un collégien en classe de 4e. Leur professeur de français leur a demandé de rédiger la biographie documentée d’une personnalité qui a tenté de changer le monde. À la lumière de la mort de George Floyd et des nombreuses manifestations antiracistes qui s’ensuivirent à travers le monde, le jeune homme choisit de raconter la vie de Tommie Smith, athlète afro-américain qui s’était distingué par son poing levé aux Jeux olympiques de 1968. Ce roman, profondément ancré dans une actualité brûlante, s’inscrit dans une temporalité bien particulière : celle du confinement, des cours virtuels, de l’éloignement du collège et de ses contraintes, de la découverte des voisins et des voisines… et peut-être même de l’amour.

Mon avis :

Une collection qui me plaît de plus en plus! Yaël HASSAN y signe un nouveau texte parfaitement équilibré autour de thèmes aussi délicats que le racisme, les violences policières et plus encore. Un roman construit sur plusieurs niveaux avec à chaque début de chapitre, l'histoire aussi passionnante que révoltante de Tommie Smith, un athlète afro-américain, choisi par Junior pour un exposé à faire en Histoire. Né au Texas en 1944 (à une époque pas si lointaine), Tommie a connu les champs de coton et la ségrégation... Un travail de recherche documentaire qui amène de saines réflexions autour du racisme au moment où le mouvement Black Live Matter fait la une des journaux du monde entier suite à la mort de Georges Floyd. Une actualité brûlante qui nourrit le débat pendant les repas en famille.

Le ton employé par Yaël HASSAN est plein de justesse dans la pluralité des avis exprimés par ses personnages. Déjà dans cette famille antillaise, noire de peau, où chacun a sa propre sensibilité face à l'actualité : Junior, n'ayant jamais été confronté personnellement à du racisme, marque par son innocence quand ses grandes sœurs sont plus vindicatives et leur père dans la nuance. Idem avec la jeune voisine Anna qui alimente les commentaires sur la vie de Tommie Smith. Et puis il y a ce contexte qui parle au lecteur, le confinement, la vie de quartier, les camarades de classe, tous différents dont les deux amies musulmanes de Junior. L'autrice réussit un véritable tour de force en invitant intelligemment à réfléchir sur les préjugés.

Encore une belle découverte dans la collection rester vivant! A lire et à cogiter sans modération!

Votre avis m'intéresse...


dimanche 22 novembre 2020

Comment j’ai réparé le sourire de Nina - Nicolas MICHEL

Titre :
Comment j’ai réparé le sourire de Nina
Éditeur : Le muscadier
ISBN : 9791096935666
Nombre de pages : 146
Parution : octobre 2020
A partir de 10/11 ans et +++

Le mot de l'éditeur :

Gaspard est un garçon sérieux. Et même trop sérieux pour ses parents qui sont… désorganisés et désordonnés, moqueurs et chamailleurs, saugrenus et farfelus, surprenants et extravagants, plutôt hauts en couleur et assez farceurs. Gaspard n’en démord pas : c’est à lui d’assurer au quotidien. Sinon, qui va s’occuper d’Annabelle, sa petite sœur, et de Paracétamolle, le singe rescapé des laboratoires Servais? Et, pour assurer, il assure! Toujours à l’heure pour préparer le biberon d’Annabelle, toujours le premier à l’école et toujours attentif au régime sans gluten de Paracétamolle. Jusqu’au jour où, sans le vouloir, Gaspard fait pleurer la belle Nina. Ces larmes dans ces yeux-là, ce n’est pas possible. Alors, Gaspard va tout faire pour réparer le sourire envolé. Quitte à laisser tomber son rôle d’enfant modèle… ou pas.

Mon avis :

Le jeune Gaspard est un garçon très gentil mais qui a tendance à se concentrer sur sa vie chaotique sans faire très attention aux autres et à ce qu'ils peuvent vivre de leur côté. Il faut dire que son quotidien est plutôt particulier tout comme sa famille et leur maison. Lorsque Nina s'adresse à lui, il s'en réjouit car il l'avait lui aussi remarquée mais il va malgré lui se montrer blessant. Ne plus voir sont joli sourire lui étant insoutenable, il va mettre de côté son sérieux à toutes épreuves pour tenter de le lui réparer...

Un court récit plein de tendresse porté par un jeune garçon tellement sérieux qu'il en devient drôle. Sa manière de raconter son quotidien avec ses parents irresponsables, ses apartés, sa petite vie gérée chronomètre à la main, une petite sœur encore bébé dont il doit s'occuper et leur singe asthmatique qui s'appelle Paracétamolle. L'humour est omniprésent et ça fait un bien fou! Mais c'est aussi un roman de la collection Rester vivant et à ce titre, Nicolas MICHEL aborde des sujets plus sérieux comme la différence et la norme. Il invite aussi à se soucier davantage des autres et de ce qu'ils ressentent.

Après un petit passage à vide quoi de mieux qu'un petit roman qui (re)donne le sourire? Comme moi vous devriez tomber sous le charme de ce jeune garçon quelque peu atypique dans une famille qui l'est encore plus, très bien élevé (par lui-même) et d'un sérieux inébranlable, qui va se donner pour mission de ranimer le sourire de Nina, disparu par sa faute. Si les pitreries sont davantage la spécialité de ses parents haut en couleur, il devra peut-être s'en inspirer pour mener à bien cette quête qui lui tient tant à cœur... Belle découverte!

Votre avis m'intéresse...

mardi 28 janvier 2020

Je suis venu te chercher - Hervé MESTRON

Titre : Je suis venu te chercher
Auteur : Hervé MESTRON
Éditeur : Le Muscadier
ISBN : 9791096935390
Nombre de pages : 112
Parution : nov. 2019
A partir de 13/14 ans et +++

Le mot de l'éditeur :

Berlin 1961. David joue de la contrebasse, Tabea du violon. Ils ont tout pour être heureux, tout pour s’aimer, tout pour croire en un avenir radieux. Mais leur monde est soudain détruit par un mur qui s’élève entre eux. Un vrai mur de pierre qui sectionne la ville en deux. Pour rejoindre celle qu’il aime, David doit trouver un moyen de franchir cette muraille gardée par des soldats. Alors qu’il n’y croyait plus, un plan de dessine. Un projet fou, dangereux, révolutionnaire, mais assez puissant pour enfin passer de l’autre côté de la frontière…

Mon avis :

Laissez-moi vous présenter un court roman, une petite centaine de pages : Je suis venu te chercher. L'occasion de découvrir un peu plus une maison d'édition engagée qui propose à ses lecteurs adolescents de réfléchir autour de sujets de société qui résonnent avec l'actualité. A l'occasion des 30 ans de la chute du mur de Berlin, Hervé MESTRON nous ramène côté RDA dans cette période sombre de l'histoire. Il raconte le quotidien du camarade David Hahn, 14 ans au moment où le mur a été érigé. Fou amoureux de Tabea depuis quelques semaines qu'ils se sont rencontrés, il se réveille un matin avec un obstacle qui semble impossible à surmonter pour retrouver sa belle, sa jumelle de cœur... Peu importe les dangers, il n'aura de cesse de chercher un moyen d'aller la chercher.

«Si tu disparaissais, moi aussi je disparaîtrais».

Un récit très intéressant par le contexte historique choisi. En si peu de pages, l'immersion est complète, le lecteur saisit facilement les changements suite à l'apparition du mur et même, la différence entre les deux côtés. Régime liberticide, délation, haine des pays capitalistes... Pour David, c'est l'incompréhension qui domine et dans ce monde ou certains décident pour les autres, ses réflexions sont plus que pertinentes. Là où il ne devrait y avoir que de l’insouciance règne la méfiance... La musique et le skate, ses deux passions, pourront-elles le sauver? Un roman utile pour ne pas oublier les libertés chèrement gagnées. Je regrette juste l'absence de documentation ou de source à la fin du roman. Des contenus qui auraient pu accompagner le lecteur dans une volonté d'aller plus loin (le QR code ne renvoie qu'à la fiche du livre...).

Votre avis m'intéresse...

Edit du 28/01/2020 : L'histoire de ce roman s'inspire du film documentaire This ain't California de Marten PERSIEL (2012)